Épisode N°2 : Analyse et métré

Avant de se lancer dans les grands projets, travaux, observons ce que nous avons le droit (ou non) de réaliser dans ce secteur géographique. L’idéal est de le faire avant la concrétisation de l’achat, cela limite les découvertes impromptues.

Analyse du cadastre (est ce que cela correspond au bornage du terrain, est ce que sont bien les parcelles achetées…)

  • Prise de contact avec la mairie pour avoir un historique de la maison et du secteur géographique (pas de construction prévue de ligne à haute tension, de passage d’une ligne de train, de la construction d’un immeuble…)
  • Vérification du règlement de l’urbanisme en vigueur sur cette zone
  • Vérification des passages de réseaux : électricité, communication, adduction d’eau potable, gestion des eaux usées/vannes, asservissement… (Dans le cadre de gestion privée des eaux usées et vannes, validation de l’installation par le SPANC)

Avec ses éléments en mains, on peut créer un métré des bâtiments, vérifier les dimensions, surfaces, volumes afin de pouvoir se projeter de manière réaliste.

On va opérer à une analyse (si possible des sondages) du bâti afin d’en connaitre la (les) nature(s) et d’anticiper les techniques à employer qui pourraient impacter les coûts de manière importante.

Une vérification de l’état du second œuvre va permettre de déterminer des enveloppe budgétaires par ouvrages de manière à anticiper un cout de travaux par priorité (Impératif, à moyen terme (~5ans), à long terme (~10ans)…

À partir d’un tableau, on va lister tous les lots (gros œuvre, isolation, etc.).

Pour chaque lot, on va définir des ouvrages (démolition, reprise de maçonnerie, tirage des gaines électriques, etc.).

Ensuite, on passe au comptage, par exemple : prises électriques 2 pôles + terre 16 A (pour appareillage standard), prises de communication RJ45, etc.

Puis, on va valoriser le tout par des prix récoltés lors d’une prospection auprès de fournisseurs.

Si vous avez l’habitude des tableaux informatiques, vous pouvez créer des options ou utiliser des prix moyens pour faire varier votre projet en fonction de vos priorités.

L’objectif est d’arriver à une somme finale sur laquelle vous pourrez ajuster les lots, les ouvrages ou les produits. Exemple : « Je voudrais bien une piscine de 30m² mais ça me coûte le double de ma rénovation ! Je vais attendre plus tard » (car ce n’est pas une priorité absolue), ou « Je vais opter pour une piscine hors-sol qui me dépannera en attendant », ou encore « Je vais attendre de rembourser mon crédit avant de me lancer dans ce genre d’investissement. »

Il faut également faire un bon bilan de ce que vous pouvez financer et à quel moment vous pouvez le faire.

Conservez toujours au moins 10 % du budget total pour les aléas par lot, surtout si vous n’avez pas l’habitude et que vous voulez gérer les travaux vous mêmes. Au pire, cela les atténuera un peu, sinon, je suis sûr que vous trouverez comment dépenser cette réserve !

Si vous êtes dans le cadre d’une auto-rénovation, il existe des fascicules et des ouvrages édités par les fabricants de produits. Par exemple, pour l’électricité, la norme NF C 15-100 existe en brochures illustrées éditées par Legrand, Schneider ou Hager, ou vous pouvez vous tourner vers le Consuel (organisme que je conseille de consulter pour vérifier la conformité à la fin de vos de vos travaux).

Il ne faut pas oublier qu’en cas de sinistre quel qu’il soit (petit appareil hors service, revente du bien, incendie), vous êtes responsable aux yeux de la loi et de vos assureurs.

Visuel à titre illustratif

Comments are closed